16.08.2007
la peau qui frippe
Certains Hommes de Dubai aiment les femmes qui ont "la peau qui frippe".la "femme de dubai" pour être au top du glamour se doit d'avoir la peau qui frippe.
La peau connait deux grandes évolutions au cours de la vie d'un individu. De la naissance jusqu'à 20 ans la peau subit une maturation. Après 20 ans la peau entre dans une longue période de vieillissement. A la naissance, la peau du nourrisson, bien que semblable d'aspect à celle de l'adulte, présente des différences. La couche cornée est fine, les sécrétions des glandes sébacées s'arrêtent après les six premiers mois de la vie, alors qu'elles étaient très actives durant la vie intra-utérine. Du fait de l'absence de film lipidique, la peau aura une forte tendance à se déshydrater. A la puberté, l'activité de la glande sébacée redémarre sous l'effet de la production des hormones sexuelles.
À partir de l'âge de vingt ans, la peau commence à subir les conséquences du vieillissement naturel. Lentes et imperceptibles, ces marques du temps vont modifier l'aspect cutané.
Le vieillissement naturel est la résultante d'un processus lent, progressif, génétiquement programmé et des assauts subis par notre peau quotidiennement.
Les premières manifestations du vieillissement se reflètent sur la peau du visage. Toutes ces mimiques, sourires, tics, plissements des yeux, pincements des lèvres au fur et à mesure laissent leur empreinte dans la peau. Ce sont, à l'origine, des petites rides d'expression, dues aux tensions des muscles du visage qui tirent sur la face profonde du derme, qui creusent et forment des rides profondes avec le temps. Les premiers affectés sont les coins des yeux où se développent les pattes d'oies. Celles-ci partent de l'angle externe de l'oeil, puis s'écartent en éventail, tout en devenant plus profondes, pour former un réseau de rides. Cette manifestation évolue sur des années, avant d'être apparente. Une simulation accélérée permet de mettre en évidence le phénomène:
patte d'oie : bas débit
patte d'oie : haut débit
Les rides gagnent alors petit à petit tout le visage (le front, les lèvres, de la base du nez à la commissure des lèvres), le cou, puis les autres parties du corps.
La perte d'élasticité du derme ne se traduit pas uniquement par des rides. Le relâchement de la peau est un phénomène qui est aussi visible au niveau des bras, où il n'est pas rare de voir la peau distendue. Le même phénomène est visible au niveau du cou.
Ride au niveau du cou : bas débit
Ride au niveau du cou : haut débit
De profonds changements s'opèrent au niveau du derme. Ces changements sont d'autant plus importants que le renouvellement des protéines du derme est lent. Les protéines à demi-vie longue, collagène et élastine, subissent des modifications au contact du glucose. Le glucose réagit spontanément (sans l'intervention d'enzymes) pour former des produits terminaux de glycation, appelés " AGE products " (advanced glycation end products). La glycation modifie les propriétés de ces protéines, les rendant plus résistantes à la protéolyse, empêchant leur renouvellement. De plus, les AGE induisent la formation de pontages moléculaires entre les fibres de collagène, désorganisant leur réseau, le rendant plus rigide et moins soluble.
La population de fibroblastes diminue de moitié entre 20 et 80 ans. Les fibroblastes, qui assurent un équilibre entre synthèse, maturation et dégradation des fibres de collagène et d'élastine, et leur destruction par des collagénases et élastases, vont déplacer cet équilibre vers une dégradation des fibres de collagène ou d'élastine. Cela se traduit par une perte d'élasticité et de tonicité du derme, flaccidité, qui ne peut plus s'opposer aux effets de contractions des muscles sous-jacents, résultant en l'apparition de rides.
La vascularisation du derme est appauvrie, la peau change de couleur : elle perd peu à peu sa teinte rosée au niveau des lèvres et devient pâle, voire jaunâtre, plus particulièrement dans le cou et la nuque. Les apports nutritifs sont donc moins importants.
La jonction dermo-épidermique est plus plate car les papilles sont moins nombreuses. La surface d'échange avec l'épiderme est réduite.
Les glycosaminoglycanes (GAG) du derme diminuent. Ces molécules, à base de sucre, ont pour but de capturer l'eau au niveau du derme. Leur diminution entraîne une diminution de l'hydratation du derme, et de l'épiderme.
Des trois compartiments de la peau, c'est le derme qui va se modifier le plus profondément durant les phénomènes de vieillissement, mais les autres compartiments ne sont pas épargnés.
L'épaisseur de l'épiderme se réduit, alors que, dans le même temps l'épaisseur du stratum cornéum augmente. Le renouvellement des kératinocytes s'effectue plus lentement et leur différenciation terminale est aussi ralentie. L'épiderme est beaucoup moins bien hydraté. Les cellules de Langerhans sont moins actives, donc l'immunité est diminuée, d'où une sensibilité accrue aux infections. Beaucoup de personnes âgées présentent, au niveau des mains, des taches pigmentaires. Les mélanocytes sont moins actifs, mais les mélanosomes sont plus gros. Ils s'accumulent en certains points formant ainsi une tache pigmentaire qui devient permanente. L'hypoderme est moins épais, la peau s'affaisse. La thermorégulation est beaucoup moins efficace, car tous les éléments qu'elle met en jeu sont affaiblis.
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10.08.2007
l'éducation au Qatar.
Les partisans de l'éducation publique et la plupart des enseignants ont tendance à mettre en accusation les familles : l'échec scolaire, la mauvaise tenue des élèves, sont souvent la rançon du laisser-aller familial.
"Si les mamans de Dubai passaient un peu plus de temps avec leurs enfants qu'aux spa à se faire poser de faux ongles et à entretenir leur graisse nous ne nous retrouverions pas confronté à ,ce genre de probleme"confiait layla, institutrice au qatar, à notre journaliste.
Et, de fait, beaucoup de parents sacrifient l'éducation de leurs enfants à leur confort personnel. Au lieu de suivre leur travail, de parler avec ses enfants à la fin de la journée, on préfère s'installer devant la télévision ou, ce qui revient au même, installer les enfants devant la télévision pour être tranquille.
Les parents ont donc tendance à s'en remettre complètement aux éducateurs, et de démissionner de leurs propres responsabilités. Voilà qui apporte de l'eau au moulin de l'éducation étatique.
"quand les parents ont abandonné l'éducation de leurs enfants et lui cèdent n'importe quoi pour pouvoir regarder le catalogue vuitton en paix, il n'y a rien de surprenant à ce que partout les bambins adoptent l'attitude de l'enfant roi.Le caprice devient alors son seul mode d'expression".
La seule solution pour palier à cette carence éducative- dont la responsabilité incombe à des mères plus préoccupée par l'évolution de leur IMC que par le devenir de leur progéniture- revient à confier à l'État, redevenu "providentiel" le soin de se substituer aux parents frivoles et irresponsables qu'il a engendré à foce d'appel à l'individualisme et à la société capitaliste.
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09.08.2007
PAS DE PLACE A DUBAI POUR LES ROMANTIQUES DE L'ÉTAT PROVIDENCE...
«A Dubaï, nous construisons le rêve arabe comme New York est le rêve américain»
La cité futuriste des Emirats arabes unis investit des dizaines de milliards de dollars dans le tourisme, le divertissement et l'immobilier. Elle veut devenir d'ici à 2010 un carrefour planétaire de luxe incontournable attirant quinze millions de visiteurs par an
Serge Enderlin, envoyé spécial à Dubaï
Mercredi 28 juillet 2004
Rien ne prédisposait Tatiana Roudaïa à débarquer aux Emirats arabes unis à l'aube du 12 novembre 2003. Rien, sauf la lassitude de son salaire d'institutrice d'école primaire à Minsk, Biélorussie. Vingt-cinq dollars par mois, c'est tout ce que l'Etat resté soviétique du dictateur Loukachenko était en mesure de lui offrir. Alors Tatiana, 25 ans, a décidé que plus rien ne la retenait au pays. Ni sa ville natale irradiée de Svetlogorsk, non loin de la centrale atomique ukrainienne de Tchernobyl, ni l'incertitude du grand saut dans l'inconnu absolu des rives du golfe Persique. «Il y avait une annonce dans un journal à Minsk. Une agence de recrutement, qui cherchait des employés anglophones pour des restaurants à Dubaï. L'entretien a duré vingt minutes. La semaine suivante, j'étais dans l'avion.»
Huit mois que Tatiana sert des caffè latte au Coffee Bean & Tea Leaves, sur le front de mer de Jumeirah Beach. Casquette à visière, tablier grenat: «Hello, what can I do for you?» répète-t-elle à des clients de toutes origines, pressés de connecter leurs ordinateurs portables au réseau wi-fi gratuit. Il fait 45 degrés à l'extérieur, 18 à l'intérieur, et il faut parfois passer un chiffon sur les baies vitrées pour éponger la buée. Le travail est éreintant, six jours par semaines, quatorze heures par jour. Le salaire n'est certes pas biélorusse, «mais il est très loin de ce à quoi je m'attendais, 400 euros par mois, plus 100 euros maximum de pourboires. Les gens n'en laissent presque pas. Ils sont très radins. Tout le monde est ici pour faire le maximum d'argent.» Ses collègues sont Marocains, Philippins, Indonésiens, Bulgares.
Comme Tatiana, ils sont plusieurs dizaines de milliers de petites mains à avoir afflué ici, pour se mettre au service du miracle dubaïote. On les trouve dans les réceptions des innombrables hôtels cinq étoiles, dans les restaurants nippons et tex-mex, dans les agences de voyages. Dans l'échelle sociale de Dubaï, ils figurent juste au-dessus des esclaves du sous-continent indien qui triment comme des damnés sur les grands chantiers, sans climatisation, pour une poignée de dirhams. Mais personne ne se plaint. «Les conditions de travail ne sont pas idéales, mais on a tous l'espoir de grimper, c'est comme ça», résume Syefanny, une Javanaise qui agite un bloody mary (sans vodka) pour un Saoudien peu amène, au 52e étage de l'Emirates Tower.
D'ici, la vue panoramique embrasse la cité folle qui sort littéralement des sables trois cents mètres plus bas. Juste à côté, un bâtiment en forme d'arche nommé The Gate est le premier de la forêt de tours qui va pousser prochainement pour s'appeler Dubai Financial City. Un peu plus loin, autour d'un lac artificiel qui n'existe pas encore, se dressera Burj Dubai, la plus haute tour du monde (700 mètres), œuvre du promoteur d'Etat Emaar. Elle sera ceinte de plusieurs dizaines d'immeubles résidentiels de grand standing. Ce sera, dit l'Indien David D'Souza, porte-parole d'Emaar, «le kilomètre carré le plus prestigieux du monde».
A l'horizon, il y a effervescence sur le chantier de The Palm, sur les flots azur du golfe. On bâtit là une île artificielle en forme de palmier géant, plusieurs centaines de villas haut de gamme aux architectures exotiques et kitsch, et quelques dizaines d'hôtels. Dont l'un, Atlantis, 2000 chambres, sera le plus grand au monde. Pour distraire les clients, les promoteurs ont pensé à recréer, au fond de la mer, une ville engloutie comme le fut l'Atlantide. Il y aura aussi un parc sous-marin pour les plongeurs, agrémenté de barrières coralliennes importées d'Australie (et d'ailleurs), ainsi que des épaves de toutes sortes: on procède actuellement au sabordage de carcasses d'avions et de bateaux, afin qu'elles aient le temps de vieillir dans l'eau salée avant l'inauguration. Et quand The Diving Experience fonctionnera, les propriétaires du site jetteront chaque jour un lingot d'or à la mer pour exciter le sens de la découverte des touristes.
Plus loin, des bateaux géants excavateurs assèchent des parcelles pour façonner The World, un archipel de micro-îles en forme de mappemonde. Les lots individuels auront chacun la forme d'un pays, et sont en vente pour plusieurs millions de dollars l'unité. Enfin, étaient en vente, car ils ont tous été raflés en un tournemain par la clientèle fortunée qui se bouscule dans les bureaux de vente du promoteur Nakheel, autre société immobilière milliardaire, contrôlée par l'émir. On pourrait encore mentionner Hydropolis, premier hôtel sous-marin au monde (500 chambres), ainsi que la cinquantaine d'autres projets de développement, marinas, «compounds» résidentiels et compagnie. Mais tous font pâle figure à côté de la dernière folie en date, Dubailand.
De quoi s'agit-il? C'est un sémillant Libanais trentenaire qui va nous l'expliquer. «Bonjour, je m'appelle Giscard Daniel. Pourquoi Giscard? Parce que je suis né à Beyrouth le jour de l'élection de Giscard d'Estaing à l'Elysée.» L'homme virevolte entre les maquettes délirantes de ce qui sera, d'ici à 2008, le plus grand parc d'attractions du monde, 186 km2, deux fois Disneyland à Orlando, Floride. «Pourquoi faire le plus grand? Pourquoi pas?» riposte Giscard Daniel, pour qui le superlatif est une question de philosophie: «Dubaï est la ville de tous les possibles. Nous sommes en train de construire ici le rêve arabe comme New York est le rêve américain.»
Résumons. Dubailand, ce sera une Sports City (deux stades de 30 000 places, un circuit de Formule 1, une école d'équitation prestigieuse, une école de golf avec plusieurs 18 trous, une académie de football Manchester United); des parcs à thème (Pharao's World, Water World, Kids World, Aviation & Experience World, Bio World, Animal World...); une zone résidentielle de luxe agrémentée de quelques spas, et bien sûr un shopping center qui sera comme il se doit le plus grand au monde avant qu'un autre ne le dépasse.
Qui paie? «Les investisseurs privés qui s'associent aux projets au fur et à mesure de leur progression», dit Giscard Daniel. Qui paie vraiment? «Dubaï est la plus grande blanchisseuse du monde», commente un banquier britannique sardonique préférant garder l'anonymat. Sa critique est acerbe, mais elle ne l'empêche pas de participer à l'hystérie collective. En fusionnant les pétrodollars du Golfe (qui s'investissent moins aux Etats-Unis depuis le 11 septembre, et davantage sur place) et la haute finance internationale, Dubaï est en passe de réussir son pari fou: devenir le Singapour de l'Arabie, un paradis du libéralisme.
Une formidable fuite en avant qui a son prix: il n'y a pas de place ici pour les sceptiques ou les Cassandre, ni pour les romantiques de l'Etat providence. D'ailleurs à Dubaï, l'Etat n'a pas vocation à redistribuer. Il est une entreprise privée comme d'autres, comme celles (à commencer par les plus grandes multinationales) qu'il attire grâce au charme incomparable de sa fiscalité zéro.
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